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Inspect, Maintain, Replace: Getting Ahead of Refrigeration Failures | CIMCO

Au-delà du système · Épisode 1

Inspecter, Maintenir, Rempacer :

Prendre une longueur d’avance sur les défaillances des systèmes de réfrigération

La plupart des urgences en réfrigération prennent naissance bien avant la panne, mais quelques vérifications de routine permettent souvent de détecter le problème lorsqu’il est encore moins coûteux à corriger.

Dans le premier épisode du balado Au-delà du système de CIMCO, David Fauser et Josh Bell présentent l’approche IMR (Inspecter, Maintenir, Remplacer) et expliquent comment elle permet de reprendre le contrôle des coûts, des risques et de la performance des systèmes. À travers des exemples concrets, ils explorent ce qui peut être pris en charge à l’interne, quand il est préférable de faire appel à un entrepreneur et pourquoi il est presque toujours plus rentable d’agir avant qu’une panne ne survienne.

Défaillance au pire moment possible

Une panne d'urgence est la façon le plus coûteuse de remettre un équipement en service. La réparation elle-même ne représente qu’une partie de la facture. Les pièces commandées en urgence, les heures supplémentaires et les journées d’exploitation perdues s’ajoutent aux coûts et cadrent rarement avec le budget prévu.

Il y a quelques années, un refroidisseur à calandre et à tubes d’un aréna a subi une défaillance en plein temps des Fêtes, alors que plusieurs tournois majeurs étaient prévus. David Fauser, directeur des ventes chez CIMCO, se rappelle très bien cette situation. L’installation a été hors service pendant environ trois semaines, soit durant ce qui est habituellement la période la plus achalandée de la saison.

Les mécaniciens de CIMCO ont travaillé sans relâche, des pièces ont été expédiées par avion et l’équipe de service a multiplié les interventions sur le site, tandis que les deux organisations coordonnaient leurs efforts à tous les niveaux. L’équipe a réalisé le retubage du refroidisseur en un temps record, et la municipalité a tellement apprécié ses efforts que le maire a organisé une réception pour remercier l’équipe.

La crise a été résolue, mais elle a poussé David Fauser à prendre du recul. Avec un plan de remplacement en place, le composant aurait peut-être pu être remplacé deux ans plus tôt, pour une fraction du coût. Et cela ne représente que la portion visible des dépenses. L’installation a également dû composer avec ses propres répercussions : des tournois potentiellement annulés, du personnel redéployé et la perte temporaire d’un système dont dépend son exploitation.

« Environ 20 % de notre travail consiste à intervenir en situation d’urgence. Nous sommes là pour nos clients, peu importe les circonstances, mais je dirais que 100 % de ces interventions d’urgence auraient pu être évitées grâce à un plan adéquat d’inspection, de maintenance et de remplacement. »

David Fauser, Directeur des ventes, CIMCO

Les coûts ne sont pas toujours aussi évidents qu’une panne. Un système négligé finit généralement par travailler plus fort. Lorsqu’un condenseur s’encrasse de débris ou de dépôts de tartre, l’équipement doit compenser en consommant davantage d’énergie pour accomplir le même travail. Et comme les composants mécaniques s’usent les uns contre les autres, la réparation n’est jamais évitée; elle est simplement repoussée. « Si l’entretien n’est pas effectué correctement, vous paierez soit davantage en coûts d’énergie, soit davantage lorsque la maintenance finira inévitablement par s’imposer d’elle-même », affirme Fauser.

Ces deux situations découlent du même problème : les coûts augmentent lorsqu’un système est géré de manière réactive et qu’on intervient seulement lorsqu’une défaillance ou un problème survient. Le cadre IMR propose l’approche inverse en traitant la réfrigération comme un système dont le cycle de vie est planifié et maîtrisé selon vos priorités, plutôt que selon celles de l’équipement.

Inspect

Étape 1

Inspecter : Apprenez à quoi ressemble un système performant

Il n’existe pas de plan universel. Le bon plan dépend de l’emplacement de votre installation, de l’expérience de votre équipe et des exigences réglementaires applicables dans votre région. Si vous partez de zéro, l’autorité compétente, une association de l’industrie ou un entrepreneur peuvent vous aider à élaborer la liste des équipements et la liste de vérification qui en découle.

La bonne nouvelle, c’est que l’inspection ne nécessite pas la présence quotidienne d’un mécanicien sur place. Une grande partie de ce travail peut être effectuée par votre propre personnel, à condition qu’il dispose des bonnes directives.

Pour les installations dotées de personnel sur place, Josh Bell, vice-président, Ontario et Ouest canadien chez CIMCO, recommande de suivre rigoureusement la liste de vérification du journal de bord et, si possible, d’effectuer des vérifications toutes les deux heures. Pour les nombreuses installations sans personnel sur place en Amérique du Nord, un entrepreneur effectuant des visites régulières peut apporter la même rigueur, tout en offrant un niveau d’expertise technique supérieur.

« Je ne veux pas compliquer les choses inutilement. Allez voir l’équipement. Ayez votre liste de vérification en main, mais prenez le temps de vous présenter sur place et d’observer. »

Josh Bell, Vice-président, Ontario et Ouest canadien, CIMCO

Lorsque Josh Bell donnait de la formation aux opérateurs d’une grande ville canadienne, Sa consigne était de cesser de considérer la liste de vérification comme une simple formalité à remplir et de réellement observer l’équipement. L’objectif était que le personnel apprenne à reconnaître la différence entre un fonctionnement normal et les signes d’un problème. Un opérateur qui entend une courroie grincer ou qui remarque de l’eau gelée sur le toit n’a pas besoin de corriger la situation lui-même. Il doit simplement la repérer et en aviser la personne responsable, car les petits problèmes laissés sans intervention finissent par devenir de gros problèmes. Le remplacement d’une courroie de condenseur est peu coûteux. En revanche, des pales de ventilateur gelées qui endommagent les roulements, les ventilateurs, les roues et les arbres peuvent entraîner des réparations beaucoup plus coûteuses.

Un plan d’inspection efficace doit également s’appuyer sur des données de référence. Josh Bell recommande de consigner les heures de fonctionnement de l’équipement ainsi que les pressions d’aspiration, de refoulement et d’huile de chaque compresseur, et de connaître les paramètres de fonctionnement normaux des fluides caloporteurs secondaires, comme la saumure ou le glycol. Sans point de référence, une lecture n’est qu’un chiffre. Avec un point de référence, elle devient un véritable indicateur de l’état du système, et l’historique du journal de bord aide le technicien à déterminer quand le problème a commencé.

Maintain

Étape 2

Maintenir : Trouver le juste équilibre

Certaines installations réduisent leurs dépenses d’entretien parce qu’elles estiment ne pas pouvoir se le permettre. Pourtant, repousser l’entretien coûte généralement plus cher à long terme. Un plan cohérent permet de maintenir des dépenses prévisibles plutôt que de passer d’une facture imprévue à l’autre. Cela ne signifie pas que le budget demeure fixe. Selon Josh Bell, il est préférable de l’augmenter progressivement à mesure que l’installation prend de l’âge, car si les coûts d’entretien courant restent relativement stables, les composants d’usure majeurs finissent par devoir être remplacés.

Les conditions d’exploitation doivent également être prises en compte. Les équipements qui démarrent et s’arrêtent fréquemment, comme un compresseur dans un aréna, s’usent plus rapidement que les mêmes équipements fonctionnant en continu dans un entrepôt frigorifique.

« Les pires appels de service sont ceux qu’on reçoit la veille de Noël parce qu’un morceau de caoutchouc de 50 $ a cédé, et qu’il en coûte maintenant 600 $ pour le remplacer. »

Josh Bell, Vice-président, Ontario et Ouest canadien, CIMCO

Certaines des meilleures décisions en matière de maintenance sont simples et préventives, comme le remplacement régulier des accouplements de pompe.

Il existe aussi un risque à l’autre extrême : en faire trop de maintenance. Fauser constate que certaines demandes de contrats de service prévoient beaucoup plus de travaux de maintenance annuels que ce que l’équipement requiert réellement, ce qui engendre des dépenses inutiles sans améliorer la fiabilité. L’objectif est de trouver un équilibre, en revoyant le plan une ou deux fois par année, notamment au moment de l’établissement du budget.

Cet équilibre varie d’une installation à l’autre et, dans certains cas, un niveau de maintenance plus élevé peut effectivement être le bon choix. Bell se souvient d’un important client municipal qui avait accepté de planifier des visites trimestrielles et deux changements d’huile par année, dont l’un était effectué en même temps qu’une révision majeure. Au départ, le gestionnaire était sceptique, convaincu que cet horaire servait surtout à multiplier les visites de service. Quelques années plus tard, il a confié à Josh Bell que le résultat avait été tout autre : ses coûts globaux avaient diminué et les pannes avaient cessé. En effectuant un peu plus de maintenance préventive sous la forme de changements d’huile relativement peu coûteux, il avait réduit les dépenses liées aux révisions majeures, beaucoup plus onéreuses.

Replace

Étape 3

Remplacer : Reprenez le contrôle

Chaque composant a un cycle de vie, et les lignes directrices de l’industrie, comme celles de l’ASHRAE, fournissent un point de référence pour déterminer à quelle fréquence il devrait être remplacé, ou il faut ensuite ajuster cette recommandation en fonction de l’état réel de l’équipement et de son historique d’entretien.

Pour Bell, le remplacement des refroidisseurs et des condenseurs à calandre et à tubes fait partie des incontournables. Il recommande d’en planifier le remplacement après environ 20 à 25 ans de service. Lorsqu’un de ces équipements tombe en panne, les conséquences dépassent rarement l’unité elle-même. Une défaillance de refroidisseur peut contaminer le fluide secondaire et entraîner des coûts d’élimination, des frais d’intervention d’urgence, des pertes d’exploitation et des dépenses liées à l’approvisionnement accéléré de pièces ou d’équipements. De plus, un appareil de remplacement identique est rarement disponible en stock.

Fauser décrit cette exposition sous l’angle de trois types de risques : le risque d’affaires associé à la défaillance d’un composant, y compris le délai nécessaire à son remplacement; le risque opérationnel pour les activités soutenues par l’installation; et le risque pour la sécurité. Dans presque toutes les installations desservies par CIMCO, la réfrigération est essentielle aux opérations.

C’est pourquoi le moment choisi pour effectuer un remplacement est si important. Une situation d’urgence ne laisse aucune marge de manœuvre pour apporter des améliorations. Vous remplacez la composante défaillante par une composante identique, simplement parce qu’il n’y a pas le temps d’envisager d’autres options. En planifiant deux ou trois ans à l’avance, la situation change complètement. Vous avez alors la possibilité de réduire la charge de réfrigérant, de préparer une future expansion ou d’améliorer l’efficacité du système pendant que vous investissez déjà dans le remplacement. Fauser souligne qu’augmenter la capacité d’un condenseur afin de réduire la pression de condensation ne représente souvent qu’un faible pourcentage supplémentaire du coût d’un projet que vous financez déjà. Le même principe s’applique aux compresseurs : un piston de plus grande dimension, pour une même puissance en chevaux-vapeur, peut accroître la capacité tout en réduisant l’usure et en prolongeant la durée de vie de la machine.

Les améliorations ne se limitent pas seulement au dimensionnement. Bell ajoute que les systèmes de contrôle modernes devraient faire partie de toute discussion entourant un remplacement, puisqu’ils permettent la régulation flottante de la pression de condensation ainsi que le suivi continu des tendances de performance du système, des capacités que les équipements plus anciens ne peuvent offrir. Des subventions sont souvent disponibles pour soutenir ce type d’améliorations énergétiques, particulièrement lorsque les équipements ont dépassé le cap des 20 ans. Un entrepreneur compétent devrait également être en mesure de vous aider à repérer ces programmes et à en tirer parti.

Commencer quelque part

Pourquoi une pratique aussi logique que la maintenance préventive est-elle souvent négligée ? Bell compare un système de réfrigération à une voiture qui démarre et roule encore. Les gestionnaires d’installations doivent composer avec des priorités constantes, et lorsqu’un système fonctionne, il est souvent relégué au second plan jusqu’à ce qu’il signale un problème — un problème qui, à ce stade, est généralement coûteux.

Son conseil final est simple : commencez quelque part et mettez un plan en place. Une fois les bases établies, les avantages deviennent évidents, et la plupart des exploitants constatent rapidement qu’ils souhaitent aller encore plus loin afin que leur système cesse d’être une source de préoccupation quotidienne. Appliquée de façon constante, cette approche permet de réduire les mauvaises surprises, de prolonger la durée de vie des équipements et de prendre des décisions avec davantage d’assurance.

L’essentiel est de ne pas attendre une situation d’urgence pour commencer à planifier l’entretien. Et comme l’explique Fauser, peu importe qui effectue le travail. Que l’entretien soit réalisé à l’interne, par CIMCO ou par un autre entrepreneur compétent, « l’important, c’est qu’il soit fait. »

Beyond the System — CIMCO podcast

Stratégie IMR

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